Agir à vos côtés pour l'ostéopathie
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Publié le 13/07/2021 par le Conseil d'Administration

Synthèse de l’allocution du président de la République - 12 juillet 2021

Synthèse de l’allocution du président de la République - 12 juillet 2021

 

Où en sommes-nous de notre combat contre le COVID-19 ?

 

Grâce à l’engagement exceptionnel de nos soignants, grâce à votre civisme, nous avons réussi à maîtriser l’épidémie et à revivre à nouveau.

 

Nos efforts proportionnés, la réouverture progressive et réussie des mois de mai et juin et le déploiement d’un plan de vaccination inédit, nous ont permis d’obtenir des résultats incontestables. 

 

Nous étions parvenus au cours de ces dernières semaines à passer sous les 2 000 contaminations par jour contre plus de 35 000 au plus haut de la crise.

 

Les hospitalisations comme les décès sont au plus bas depuis près d’un an.

 

La vie, malgré tout, a pu continuer. Parce que nous nous sommes organisés, collectivement.

 

La France a largement préservé l’instruction durant cette crise : 12 semaines de fermeture pour nos écoles depuis mars 2020. Alors qu’aux Etats-Unis les écoles ont fermé durant 56 semaines ou en Allemagne durant 34 semaines. Certains cours ont pu reprendre physiquement à l’université ces derniers mois. 

 

Cet été comme à la rentrée, nous accentuerons encore nos efforts pour apporter un soutien renforcé aux élèves et aux étudiants qui rencontrent des difficultés.

 

Sur le plan économique, le « quoiqu’il en coûte auquel je m’étais engagé dès mars 2020, non seulement nous a permis de protéger nos entreprises et nos emplois, mais a préservé le pouvoir d’achat de nombre de Français et est à l’origine d’un vigoureux rebond.

 

Notre croissance devrait s’établir à 6% en 2021, en tête des grandes économies européennes.

 

La France, pour la deuxième année consécutive, a été désignée comme le pays le plus attractif d’Europe. 

 

Contrairement aux prévisions, l’emploi a résisté et les acquis obtenus depuis 2017 en termes de baisse du chômage sont préservés.

 

En 2020, le COVID a détruit près de 300 000 emplois. Depuis le début de l’année, nous en avons déjà recréé 187 000 emplois.

 

Dans tous les secteurs qui, comme la culture, l’hôtellerie, la restauration, le sport et le tourisme, ont le plus souffert, chacun reconnaît que les plans de soutien spécifiques que nous avons mis en œuvre ont permis d’empêcher les drames humains, les faillites et d’envisager une reprise sereine. 

 

Nous restons pleinement mobilisés pour aider ceux qui ont subi la crise plus fortement que d’autres

 

A l’heure où je vous parle, notre pays est confronté à une reprise forte de l’épidémie, qui touche tous les territoires, métropole comme outre-mer.

 

L’apparition du variant dit Delta se traduit en effet par une augmentation des contaminations partout dans le monde

Nous avons pour faire face à cette nouvelle donne un atout-maître, qui change tout par rapport aux vagues précédentes : le vaccin. Tous les vaccins disponibles en France nous protègent solidement contre ce variant Delta : ils divisent par 12 son pouvoir de contamination et évitent 95% des formes graves. L’équation est simple : plus nous vaccinerons, moins nous laisserons d’espace au virus pour se diffuser, plus nous éviterons les hospitalisations.

 

Un été de mobilisation pour la vaccination

 

Pour nous protéger et pour notre unité, nous devons aller vers la vaccination de tous les Français car c’est le seul chemin vers le retour à la vie normale.

 

Dans un premier temps, pour les personnels soignants et non-soignants des hôpitaux, des cliniques, des maisons de retraite, des établissements pour personnes en situation de handicap, pour tous les professionnels ou bénévoles qui travaillent au contact des personnes âgées ou fragiles, y compris à domicile, la vaccination sera rendue obligatoire sans attendre.

 

Pour tous nos compatriotes concernés, ils auront jusqu’au 15 septembre pour se faire vacciner. 

 

Il faut commencer dès maintenant.

 

A partir du 15 septembre, des contrôles seront opérés, et des sanctions seront prises. 

 

Il y a ensuite tous les autres Françaises et Français, les millions d’entre vous qui n’ont pour le moment reçu aucune injection. En fonction de l’évolution de la situation nous devrons sans doute nous poser la question de la vaccination obligatoire pour tous les Français.

 

9 millions de doses vous attendent dès aujourd’hui, qui n’ont pas encore été injectées et nos commandes continuent d’arriver.

 

Nous déploierons durant tout l’été la vaccination au plus près du terrain en travaillant étroitement avec nos médecins, nos pharmaciens mais aussi nos associations.

 

Pour les collégiens, les lycéens, les étudiants : des campagnes de vaccination spécifiques seront déployées dans les établissements scolaires dès la rentrée.

 

Malgré le vaccin, je vous demande à toutes et tous de continuer à être prudents et de continuer à respecter ces gestes-barrière contre le virus que vous connaissez bien désormais.

 

Je veux m’adresser enfin à ceux qui, vaccinés les premiers c’est-à-dire en janvier-février, verront prochainement leur taux d’anticorps baisser, leur immunité diminuer. Dès la rentrée, une campagne de rappels sera mise en place pour vous permettre de bénéficier d’une nouvelle injection. Les rendez-vous pourront être pris dès les premiers jours du mois de septembre. 

 

En complément de la vaccination, nous allons devoir mettre en place de nouvelles mesures pour freiner le virus. 

 

Parce que le niveau de vaccination y est encore très insuffisant et que les hôpitaux sont déjà sous forte pression, l’état d’urgence sanitaire sera déclaré dès demain en Conseil des ministres pour la Martinique et la Réunion et un couvre-feu sera instauré. 

 

Pour autant, dans l’Hexagone - sauf dans les départements qui dépasseraient un taux d’incidence de 200 et verraient leurs hospitalisations augmenter, où des mesures de freinage pourront être prises par nos préfets. Partout, nous aurons la même démarche : reconnaître le civisme et faire porter les restrictions sur les non-vaccinés plutôt que sur tous. 

 

Dès cette semaine, les contrôles aux frontières seront encore renforcés pour les ressortissants en provenance des pays à risque, avec un isolement contraint pour les voyageurs non-vaccinés. 

 

Dès le 21 juillet, le passe sanitaire sera étendu aux lieux de loisirs et de culture. Concrètement, pour tous nos compatriotes de plus de 12 ans, il faudra, pour accéder à un spectacle, un parc d’attraction, un concert ou un festival avoir été vacciné ou présenter un test négatif récent.

 

A partir du début du mois d’août, le passe sanitaire s’appliquera dans les cafés, les restaurants, les centres commerciaux, ainsi que dans les hôpitaux, les maisons de retraites, les établissements médico-sociaux mais aussi dans les avions, trains et cars pour les longs trajets. Là encore, seuls les vaccinés et les personnes testées négatives pourront accéder à ces lieux, qu’ils soient d’ailleurs clients, usagers ou salariés. 

 

En fonction de l’évaluation de la situation, nous nous poserons la question de l’extension du passe sanitaire à d’autres activités encore.

 

Cet automne, les fameux tests PCR seront rendus payants, sauf prescription médicale, et ceci afin d’encourager la vaccination plutôt que la multiplication des tests.

 

Pour pouvoir faire tout cela, je convoquerai le Parlement en session extraordinaire à partir du 21 juillet pour l’examen d’un projet de loi qui déclinera ces décisions.

 

La vaccination n’est pas tout de suite obligatoire pour tout le monde, mais nous allons étendre au maximum le passe sanitaire pour pousser le maximum d’entre vous à aller vous faire vacciner.

 

Vacciner le monde

 

La France, depuis mars 2020, est à l’initiative avec le programme ACT-A, qui vise à la fois à produire davantage de vaccins et à donner aux pays les plus pauvres davantage de vaccins.

Nous avons déjà donné plus de 2.5 millions de doses. Et d’ici la fin de l’année, nous donnerons plusieurs dizaines de millions de doses de vaccins.

Nous continuerons à nous mobiliser et à mobiliser tous nos partenaires pour produire plus et donner encore davantage aux pays les plus pauvres, en particulier dans les Balkans, en Afrique, au Proche et au Moyen-Orient. Pour en finir durablement avec la pandémie, nous devons vacciner partout.

 

Nous allons devoir « vivre avec le virus ». Ce sera le cas tout au long de cette année 2021 et sans doute pour plusieurs mois de l’année 2022, même si le vaccin change beaucoup de choses.

 

L’été de mobilisation pour la vaccination sera aussi un été de relance

 

Notre plan de relance se déploie à un rythme soutenu : sur les 100 milliards d’euros votés à l’automne dernier et permis grâce à l’accord européen historique d’il y a un an, 40 milliards ont ainsi été ainsi mobilisés sur le terrain.

 

Le Gouvernement et les préfets s’assureront durant l’été de la bonne mise en œuvre des investissements sur le terrain.

 

Nous allons aussi faire le maximum pour lever les contraintes qui pèsent sur les secteurs qui sont justement les plus en tension, et sur vous tous.

 

D’abord, le manque de matières premières qui a retardé de nombreux chantiers et fait monter les coûts. 

 

Ensuite les pénuries de main d’œuvre, près d’une entreprise sur deux ne trouve pas de réponse à ses offres d’emploi. 

 

Notre priorité de l’été et de l’automne est bien de retrouver, non seulement le niveau d’emploi d’avant l’épidémie, mais de nous inscrire dans une trajectoire de plein emploi.

 

Je veux d’ores et déjà partager avec vous quelques convictions fortes

 

La première, c’est la nécessité de moins dépendre de l’étranger pour certains produits essentiels, certains services, certaines technologies. C’est la nécessité de retrouver le chemin d’une indépendance française et européenne. Parce que nous avons vécu durant cette crise les conséquences de la dépendance.

 

Ma deuxième conviction, c’est que nous avons vu la force durant cette crise de notre modèle social, qui a protégé nos entreprises, nos emplois, notre culture, de nombreux secteurs exposés et a protégé notre pouvoir d’achat durant la crise, c’est un joyau qu’il nous faut préserver.

 

Ce modèle social français repose sur un fondement : le travail. Sans travail, pas de production. Sans travail et sans production, pas de financement de notre santé, pas de financement du chômage partiel, pas de financement de nos retraites. 

 

La priorité de la sortie de crise sera donc la même que depuis le début du quinquennat : le travail et le mérite.

 

La réforme de l’assurance chômage sera pleinement mise en œuvre dès le 1er octobre. On doit toujours bien mieux gagner sa vie en travaillant qu’en restant chez soi, ce qui n’est actuellement pas toujours le cas.

 

C’est pour cela aussi que nous devrons engager, dès que les conditions sanitaires seront réunies, la réforme des retraites. 

 

Oui, notre système est injuste : avec 42 régimes différents entretiennent des inégalités majeures, et il faudra aller vers plus de simplicité pour plus de justice. Et donc, les régimes spéciaux devront être supprimés pour les nouveaux employés dans ces secteurs.

 

Toute retraite pour une carrière complète devra être supérieure à 1000 euros par mois.

 

Pour protéger les retraites actuelles et celles de nos enfants sans augmenter les impôts, il est juste et efficace de changer notre système de retraites. 

 

Je ne lancerai pas cette réforme tant que l’épidémie ne sera pas sous contrôle et la reprise bien assurée.

 

Ma troisième conviction enfin, c’est que la Nation doit une réponse à ceux qui ont été le plus touchés par la crise. 

 

Accompagnement de notre jeunesse, meilleure prise en charge des aînés : c’est un nouveau pacte français entre les générations qu’il nous faut bâtir pour notre Nation. 

 

Cette ambition devra être financée et ce ne sera pas par une hausse d’impôt.

 

Nos réformes ne seront pas davantage financées en laissant filer la dette.

 

La seule solution est de continuer à bousculer le système et les positions établies, les rentes, les statuts.

 

Vive la République.

Vive la France.

 

Pour lire l'intégralité du discours, cliquer ici

 

Annonces du président de la République : questions réponses sur la vaccination, cliquer ici

 

 

 

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Dernière mise à jour : 13/07/2021