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Publié le 15/06/2020 par le Conseil d'Administration

Synthèse du discours du président de la République 14 juin 2020

Synthèse du discours du président de la République 14 juin 2020

 

« Tout le territoire - à l’exception de Mayotte et de la Guyane où le virus circule encore activement - tout le territoire donc passera dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler la « zone verte », ce qui permettra notamment une reprise plus forte du travail, et la réouverture des cafés et restaurants en Île-de-France.

 

Il sera à nouveau possible de se déplacer entre les pays européens. A partir du 1er juillet, nous pourrons nous rendre dans les États hors d’Europe où l’épidémie sera maîtrisée.

 

Les crèches, les écoles, les collèges se prépareront à accueillir à partir du 22 juin tous les élèves, de manière obligatoire et selon les règles de présence normale.

 

Il faudra continuer d’éviter au maximum les rassemblements car nous savons qu’ils sont les principales occasions de propagation du virus : ils resteront donc très encadrés.

 

Le second tour des élections municipales pourra se dérouler, dans les communes concernées, le 28 juin.

 

Pour nos aînés en maisons de retraite ou en établissements, les visites devront désormais être autorisées.

 

Nous allons donc pouvoir retrouver le plaisir d’être ensemble, de reprendre pleinement le travail mais aussi de nous divertir, de nous cultiver.

 

Cela ne signifie pas que le virus a disparu et que nous pouvons baisser totalement la garde. Il nous faudra pour longtemps encore vivre avec lui, respecter les règles de distance physique, l’été 2020 ne sera pas un été comme les autres, et il nous faudra veiller à l’évolution de l’épidémie pour nous préparer au cas où elle reviendrait avec plus de force.

 

Le 16 mars, nous avons fait le choix humaniste de placer la santé au-dessus de l’économie en vous demandant de rester chez vous.

 

Vous avez fait preuve d’un sens des responsabilités admirable.

 

Et grâce à l’engagement exceptionnel de nos soignants et de toutes les équipes, l’ensemble des malades qui en avaient besoin ont pu être pris en charge à l’hôpital ou dans la médecine de ville.

 

Grâce à tous ceux qui parmi vous ont continué à travailler pour assurer les services essentiels à la Nation, nous avons pu nous nourrir et continuer de vivre.

 

Lorsque le 13 avril dernier, je vous ai annoncé une sortie du confinement à partir du 11 mai beaucoup alors le déconseillaient

 

La nouvelle étape qui s’ouvre à partir de demain va permettre d’accélérer la reprise.

 

Nous n’avons pas à rougir de notre bilan : des dizaines de milliers de vies ont été sauvées par nos choix, par nos actions.

 

Nous pouvons être fiers de ce qui a été fait et de notre pays.

 

Bien sûr cette épreuve a aussi révélé des failles, des fragilités : notre dépendance à d’autres continents pour nous procurer certains produits, nos lourdeurs d’organisation, nos inégalités sociales et territoriales.

 

Je veux que nous tirions toutes les leçons de ce que nous avons vécu et avec vous comprendre ce que nous avons mieux réussi ou moins bien réussi que nos voisins. Nos forces, nous les conforterons, nos faiblesses, nous les corrigerons vite et fort.

 

Avec l’épidémie, l’économie mondiale s’est quasi-arrêtée.

 

Notre première priorité est donc d’abord de reconstruire une économie forte, écologique, souveraine et solidaire.

 

Depuis le premier jour de la crise, notre mobilisation est totale. « Quoiqu’il en coûte » : tel était l’engagement que j’avais pris devant vous dès le mois de mars.

 

Chômage partiel, prêts aux entreprises, accompagnement des commerçants, des indépendants, soutien des plus précaires : tout a été mis en œuvre par le Gouvernement pour sauvegarder nos emplois et pour aider chacun.

 

Au total, nous avons mobilisé près de 500 milliards d’euros pour notre économie. Dans combien de pays tout cela a-t-il était fait ? C’est une chance et cela montre la force de notre État et de notre modèle social.

 

Ces dépenses se justifiaient et se justifient en raison des circonstances exceptionnelles. Mais elles viennent s’ajouter à notre dette déjà existante. Nous ne les financerons pas en augmentant les impôts. La seule réponse est de bâtir un modèle économique durable, plus fort, de travailler et de produire davantage pour ne pas dépendre des autres.

 

C’est pourquoi, j’assumerai avec vous, avec toutes les forces de notre pays, avec le tissu de nos entreprises, avec nos salariés comme nos indépendants, nos corps intermédiaires, je m’engagerai dans cette reconstruction économique.

 

Il nous faut d’abord tout faire pour éviter au maximum les licenciements.

 

Il nous faut créer de nouveaux emplois en investissant dans notre indépendance technologique, numérique, industrielle et agricole. Par la recherche, la consolidation des filières, l’attractivité et les relocalisations lorsque cela se justifie. Un vrai pacte productif.

 

Il nous faut créer les emplois de demain par la reconstruction écologique qui réconcilie production et climat.

 

Cette reconstruction doit aussi être sociale et solidaire. Une relance par la santé comme nous avons commencé à le faire avec la négociation du Ségur qui, non seulement revalorisera les personnels soignants mais permettra de transformer l’hôpital comme la médecine de ville par des investissements nouveaux et une organisation plus efficace et préventive.

 

Une relance solidaire qui permettra de mieux protéger nos aînés, mieux protéger aussi les plus pauvres d’entre nous.

 

Ce plan de reconstruction se fera avec l’Europe qui, après des débuts timides, s’est hissée à la hauteur du moment. L’accord franco-allemand autour d’un endettement conjoint et d’un plan d’investissement pour redresser l’économie du continent est un tournant historique. En empruntant pour la première fois ensemble, avec la chancelière d’Allemagne.

 

Cette reconstruction économique, écologique et solidaire sera la clé notre indépendance.

 

Nous serons intraitables face au racisme, à l’antisémitisme et aux discriminations et de nouvelles décisions fortes seront prises.

 

Je vous le dis très clairement ce soir mes chers compatriotes, la République n’effacera aucune trace ni aucun nom de son Histoire. La République ne déboulonnera pas de statue.

 

Nous ne bâtirons pas davantage notre avenir dans le désordre.

 

Sans ordre républicain, il n’y a ni sécurité, ni liberté. Cet ordre, ce sont les policiers et les gendarmes sur notre sol qui l’assurent. Ils sont exposés à des risques quotidiens en notre nom, c’est pourquoi ils méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la Nation. 

 

Face à l’épidémie, les citoyens, les entreprises, les syndicats, les associations, les collectivités locales, les agents de l’État dans les territoires ont su faire preuve d’ingéniosité, d’efficacité, de solidarité. Faisons-leur davantage confiance. Libérons la créativité et l’énergie du terrain.

 

Je m’adresserai à vous en juillet pour préciser ce nouveau chemin, lancer les premières actions. Et cela ne s’arrêtera pas.

 

Nous avons devant nous des défis historiques.

 

Pour les relever, n’oublions jamais nos forces : notre histoire, notre jeunesse, notre sens du travail et de l’engagement, notre volonté de justice, notre capacité de créer pour dire et changer le monde, notre bienveillance.

 

Vive la République !

 

Vive la France ! »

 

Pour lire l'intégralité du discours ou revoir l'intervention du Chef de l'Etat, cliquer sur cette page.

 

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Dernière mise à jour : 15/06/2020