Publié le 03/04/2021 par le Conseil d'Administration

L’ostéopathe n’est pas indispensable aux yeux du gouvernement

L’ostéopathe n’est pas indispensable aux yeux du gouvernement

Le gouvernement a publié la liste des « professions indispensables à la gestion de l'épidémie » en fin d’après-midi.


Pour les professionnels qui y sont inscrits (et exclusivement pour eux), une solution d’accueil pour leurs enfants sera proposée.

 

Les ostéopathes peuvent bien entendu exercer, mais ne ne sont pas prioritaires pour faire garder leurs enfants.

 

Le gouvernement, malgré nos multiples demandes, n’a pas voulu, à ce stade, intégrer les ostéopathes exclusifs à cette liste.

 

Une fois encore, le gouvernement méconnait la réalité de terrain.


L’ostéopathe exclusif, s’il n’est pas en toute première ligne dans la gestion quotidienne de l’épidémie, joue pourtant un rôle essentiel.

 

En effet, depuis la fin du premier confinement, chacun a pu apprécier l’indispensable rôle des ostéopathes afin de traiter les différentes conséquences du télétravail : 

 

  • troubles suite à des mauvaise position d’assisse, des problèmes aux poignets suite à du matériel non adapté, des cervicales douloureuses etc. ;
  • troubles suite à des séances de sport avec un équipement mal adapté (genoux, chevilles, pieds, ischio etc.), pour certains - l’activité physique étant un motif dérogatoire de sortie lors du confinement acte I ;
  • troubles, suite au manque de sport pour d’autres ;
  • etc.

 

Le Président de la République a rappelé dans son allocution, mercredi 31 mars, que « le télétravail, qui est sans doute la mesure la plus efficace, le télétravail sera systématisé et j’appelle tous les travailleurs et tous les employeurs à y avoir recours à chaque fois qu’ils le peuvent. »

 

Le Premier ministre a rappelé devant les députés, jeudi 1er avril, que « le télétravail sera systématisé quatre jours par semaine pour tous les emplois publics et privés, lorsque cela est envisageable ».

 

Le télétravail s’inscrit donc comme un leitmotiv gouvernemental et une solution efficace afin de freiner l’épidémie de Covid 19.

 

Toutefois, le gouvernement, dans un empressement certain, semble oublier les conséquences dudit télétravail sur les salariés. La profession constate au quotidien les ravages de cette situation.

 

Le gouvernement semble méconnaître qu’il y a plus de 60 % de femmes chez les ostéopathes, qu’elles ont moins de 40 ans d’âge moyen et qu’elles exercent toutes (ou presque) en libéral.

 

Il est intolérable de lire et d’entendre que les enfants des ostéopathes exclusifs, ne seront pas prioritaires dans les structures d’accueil ou de garde ou dans les écoles.

 

Le gouvernement, qui n’a jamais interdit l’exercice de l’ostéopathie lors des confinements et des couvre-feux successifs, impose de facto, une réduction drastique des actes prodigués par les ostéopathes exclusifs qui devront rester à la maison, pour garder leurs enfants.

 

Et dans le même temps, les professionnels de santé ostéopathes ne souffriront pas de cette injustice. Il y a, une nouvelle fois, une rupture d'égalité.

 

Il semble que le gouvernement préfère verser des indemnités journalières de garde d’enfants au lieu de laisser les ostéopathes exclusifs exercer leur métier pour le bien de la population.

 

Les patients vont subir une dégradation de leur état fonctionnel.


Les ostéopathes exclusifs sont pénalisés alors qu’ils participent à l’effort collectif.

 

Cette volonté systématique de mettre de côté les ostéopathes exclusifs, dans une crise sanitaire d’une ampleur inégalée, est incompréhensible.


Comment peut-on dire aux ostéopathes exclusifs qu’ils peuvent exercer, mais qu’ils doivent se débrouiller avec leurs enfants ? 


Le SFDO exige un rectificatif rapide afin que la liste des professions prioritaires pour la garde des enfants intègre tous les professionnels de la santé.

 

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Dernière mise à jour : 03/04/2021