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Publié le 05/11/2012 par le Conseil d'Administration

L'ostéopathie dans les hôpitaux

L'ostéopathie dans les hôpitaux

Le journal Sud Ouest [1] a informé, le 29 octobre 2012, que des ostéopathes exerçant auprès de nourrissons et d’enfants au centre hospitalier de Bordeaux, à titre bénévole, « avec une constance et une application ultra-professionnelle, sous le regard conquis des deux chefs de service qui les ont sollicités » [2], venaient de voir leurs conventions dénoncées par l’administration hospitalière au bénéfice des masseurs-kinésithérapeutes. À l’origine, le journal explique que, dès la première année de collaboration à titre expérimental, le chef du service avait noté une amélioration notable de l'état de santé des enfants qui passaient entre les mains des ostéopathes. En conséquence, le CHU proposa à partir de 2003 à toute une équipe de praticiens libéraux de signer une convention, preuve de l'avant-gardisme de l'hôpital public.

Les motifs invoqués par la Secrétaire Générale de l’hôpital sont peu convaincants dès lors que l’activité de ces professionnels ne générait aucune dépense supplémentaire sur le budget de l’établissement. Il est donc nécessaire de chercher ailleurs les raisons réelles occultées par ces faux prétextes. Des éléments convergents tendent à montrer qu’une démarche de l’Ordre Départemental des Masseurs-Kinésithérapeutes serait à l’origine de cette éviction. Lorsque le corporatisme prévaut sur la qualité des soins et expose des nourrissons et des enfants aux luttes de pouvoir entre acteurs, une certaine idée de l’éthique médicale est menacée.

Dorénavant, seuls les ostéopathes également professionnel de santé, notamment kinésithérapeute, médecin ou sage-femme, pourront intervenir. En France, environ 53 % des ostéopathes sont exclusifs, et 40 % sont kinésithérapeutes. Or, cette pratique exige un nombre élevé d’heures de formation, mais aussi une expérience acquise dans la durée, ce à quoi n’aboutissent pas nécessairement les kinésithérapeutes, exerçant l’ostéopathie à temps partiel, contrairement aux ostéopathes exclusifs. Rappelons en outre que l’université de Bordeaux délivre le titre d’ostéopathe aux masseurs-kinésithérapeutes à l’issue d’un cursus de 300 heures, ce qui est très loin d’être suffisant pour former des professionnels compétents et sûrs, notamment dans le domaine de la périnatalité [3]. Par ailleurs, les acteurs de la formation en ostéopathie pédiatrique s’accordent pour considérer qu’à l’issue d’un prérequis de 50 heures au sein de la formation initiale, une compétence acquise en formation complémentaire (post-diplôme) est nécessaire pour garantir la sécurité des soins aux nourrissons.

Face à ce qu’il est légitime de considérer comme une situation inacceptable pour les patients, les professionnels concernés et la profession d’ostéopathe dans sa globalité, le SFDO étudie les actions possibles et susceptibles d’être entendues par l’Hôpital Pellegrin de Bordeaux.

Références :

[1] Voir : « Santé : Les ostéopathes recalés du CHU de Bordeaux », Sud Ouest, 29/10/2012 :

http://www.sudouest.fr/2012/10/29/les-osteopathes-recales-864136-2780.php

[2] Il s’agit du docteur Christophe Elleau, responsable de l’unité fonctionnelle de néonatologie de Pellegrin, et du professeur Jean-Benoît Thambo, dirigeant l’unité de cardiopathie congénitale de l’enfant, à Haut-Lévêque.

[3] http://www.u-bordeaux.fr/

Paris, le 5 novembre 2012,

Le Conseil d'Administration

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