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Publié le 25/09/2026 par le Conseil d'Administration

Violences sexistes et sexuelles : deux textes à suivre pour la profession

Les ostéopathes sont directement concernés par deux textes de lois en cours d'examen au Parlement, visant à renforcer la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS).


Le SFDO salue ces travaux, qui renforcent la protection des victimes et la sécurité des patients

 

Le projet de loi relatif à la protection des enfants

Ce texte du gouvernement examiné en procédure accélérée renforce notamment le contrôle des antécédents judiciaires des professionnels de la santé au contact de patients (mineurs comme adultes). Nous vous en avons déjà parlé : il vise expressément les ostéopathes.


Adopté par l'Assemblée le 21 juillet, il sera examiné au Sénat à partir d'octobre.

 

La « loi intégrale » contre les VSS

Ce texte transpartisan ambitieux, déposé le 11 août, est porté par la députée Céline Thiébault-Martinez. Il couvre toute la chaîne : prévention, repérage, formation, enquête, justice spécialisée et prise en charge des victimes.


Et les ostéopathes ?

Deux mesures concernent la profession :

  • un contrôle d'honorabilité, qui peut conduire à une interdiction d'exercer (art. 33) ;

  • une suspension d'exercice décidée par l'ARS en cas de danger grave ou de mise en examen liée à l'exercice (art. 51).

Comme dans le projet de loi sur la protection des enfants, les étudiants en ostéopathie ne sont pas visés à ce stade, contrairement aux étudiants des professions de santé.

 

Par ailleurs, trois dispositifs restent pour l'instant réservés aux professions de santé :

  • la formation obligatoire au repérage (art. 50) ;

  • le nouveau régime de signalement (art. 47) ;

  • l'interdiction automatique d'exercer après une condamnation (art. 52).

 

La loi intégrale sera examinée en séance publique à l'Assemblée à partir du 1er octobre.

Dernière mise à jour : 25/09/2026