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Publié le 23/01/2026 par STERLINGOT Philippe

Édito du Président : Ensemble, continuons à écrire l’avenir de l’ostéopathie !

Édito du Président : Ensemble, continuons à écrire l’avenir de l’ostéopathie !

Chères consœurs, chers confrères,

2026 est déjà là ! Je souhaite à chacune et chacun d’entre vous la réalisation de ses projets et envies, des moments de partage véritable et, en dépit d’un contexte pesant, la préservation d’une sérénité intérieure.

L’année 2025 restera gravée dans l’histoire de notre profession comme une année de forte mobilisation. Grâce à votre engagement aux côtés du SFDO et à notre action commune avec d’autres organisations, notamment l’Unité pour l’ostéopathie (UPO) et l’Association française d’ostéopathie (AFO), nous avons pu porter haut la voix de notre profession, défendre nos valeurs et remporter des victoires d’étape.

 

2025 : une année de combats et de victoires

Lutte contre le risque de déremboursement des soins

2025 a été marquée par une mobilisation historique contre la menace de déremboursement des soins ostéopathiques.

Face aux signaux de plus en plus inquiétants, nous avons décidé d’intensifier nos actions. Dès le mois de juin, nous avons lancé une pétition commune avec l’UPO, l’AFO et l’Association française de chiropratique (AFC), accompagnée d’un kit de communication pour informer les professionnels et les patients. 

 

En juillet, les quatre organisations professionnelles (SFDO, AFO, Ostéopathes de France, Registre des ostéopathes de France) ont interpellé le Premier ministre, tandis qu’en septembre, un sondage Odoxa commandité par l’UPO a révélé l’impact social et économique d’un tel déremboursement

Nous avons, avec l’UPO, développé une action médiatique soutenue, avec des retombées dans des médias majeurs comme BFMTV, France 2, France Info ou encore Capital. Cette action a permis d’apporter un contrepoint à une série de publications péjoratives sur notre profession et de faire connaître au plus grand nombre le risque afférent au remboursement de nos soins. 

Un courrier argumenté a été adressé aux parlementaires des deux chambres, permettant de nouer des contacts précieux avec des députés et sénateurs clés, et d’obtenir la présentation de questions écrites au Gouvernement et d’amendements au PLFSS 2026 (qui n’ont toutefois pu être débattus). 

 

La ministre de la Santé, Mme Rist, a alors écarté à court terme la perspective du déremboursement et renvoyé à quatre personnalités qualifiées le soin de travailler à l’articulation entre assurances maladie obligatoire et complémentaire.

Il a pu être constaté sur ce sujet que les analyses quant à la réalité du risque de déremboursement ont parfois divergé. Nous avons considéré, en responsabilité, qu’il ne pouvait être envisagé de ne pas agir pour contenir ce risque clairement identifié par les différents rapports publiés.

 

Vers la création d’une Autorité Publique Indépendante (API)

Initiée par une action conjointe du SFDO et de l’UPO en mai 2024, la création d’une Autorité publique indépendante (API) pour réguler notre profession constitue depuis lors le fil rouge de nos échanges avec les pouvoirs publics.

À la suite d’une réunion très positive avec l’administration du ministère de la santé en septembre 2024, et en vertu d’un arbitrage favorable du cabinet de la ministre de l’époque, la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a initié un appel à contribution en mars 2025, accompagnée d’une note de cadrage des concertations à venir.

Après avoir répondu à cet appel, nous avons multiplié les entretiens avec les cabinets ministériels et l’administration.

 

En septembre dernier, les agréments des établissements de formation ont été prorogés jusqu’en 2028 afin de permettre à la Commission nationale consultative d’agrément (CCNA) de travailler sur le projet d’API.

En juillet, le ministre de la Santé a pour la première fois évoqué la création d’une structure publique indépendante dans une réponse ministérielle à une question écrite.

Enfin, en octobre, la députée Sandrine Josso a déposé une question écrite soulignant la nécessité d’une API pour garantir la qualité des formations et encadrer la déontologie.

 

Ces étapes sont le fruit d’un travail collectif et d’une volonté inébranlable de mieux réguler notre profession. La régulation par l’API de notre profession dans son ensemble, notamment de son appareil de formation, constitue le préalable à toute évolution ultérieure de son statut.

Tandis que le projet de création d’une API est soutenu avec vigueur par le SFDO, l’UPO et l’AFO, nous attendons que les autres organisations professionnelles manifestent leur soutien.

 

 

2026 : l’année de la consolidation et de l’action

En 2026 plusieurs priorités guideront notre action.

Une tension accrue sur la situation économique de la profession

Les signaux d’une difficulté économique croissante dans la profession se montrent de plus en plus insistants, s’exprimant sur les réseaux sociaux, mais également lors de témoignages ou de rencontres sur le terrain.

Nous avons mené une étude économique à partir des données disponibles afin d’objectiver cette réalité. Ses éléments principaux ont été partagés lors des tables rondes la veille de l’assemblée générale du SFDO en octobre (dont les vidéo sont disponibles en ligne) et elle sera très prochainement publiée dans une version écrite. 

Cette tension économique croissante justifie d’autant plus notre vigilance sur le remboursement des soins et la création d’une API.

 

Rester vigilants sur le remboursement des soins

Si nous avons écarté à court terme, grâce à l’action menée en 2025, le spectre d’un déremboursement de nos soins, le sujet n’est pas clos.
En effet, la ministre de la Santé a chargé quatre personnes qualifiées de réfléchir à l’articulation entre sécurité sociale et mutuelles.

C’est dans cette perspective que nous avons rédigé en décembre une note quant à l’intérêt médico-économique de l’ostéopathie sur la lombalgie, publiée sur le site de l’UPO. Ce document sera diffusé à tous les acteurs concernés.

En 2026 nous poursuivrons l’action engagée en 2025.

 

Engager les pouvoirs publics à créer une Autorité Publique Indépendante

L’instabilité gouvernementale nous a contraints à suspendre l’action de conviction entreprise auprès des pouvoirs publics jusqu’à l’été dernier. Nous poursuivrons cette action à tous ses niveaux et dans toutes ses dimensions.

Si le projet de cette API est fortement soutenu par le SFDO, l’UPO et l’AFO, il rencontre une résistance farouche de la part des organisations professionnelles et ordinale de masseurs-kinésithérapeutes, qui y voient probablement un obstacle à leurs propres objectifs.

Dans ce contexte, la profession dans son ensemble doit unanimement demander la création de l’API si elle souhaite qu’une véritable régulation, étape nécessaire à toute évolution ultérieure, soit organisée. Les pouvoirs publics pourront mettre à profit tout silence, voire pire, toute expression d’une opposition au projet, pour maintenir le statu quo.

Car s’il est aujourd’hui très clair qu’il ne veut pas de la création d’un nouvel ordre professionnel, le Gouvernement peut s’abstenir d’organiser une régulation et laisser jouer les règles de la concurrence pour les établissements de formation et les professionnels.

Dans le contexte actuel, rien ne serait plus défavorable que l’immobilisme.

 

 

En conclusion, 2025 a démontré que notre unité et notre détermination portent leurs fruits.

En 2026, poursuivons ensemble sur cette voie, avec la même énergie et la même conviction.
Restons mobilisés, informés et engagés.
Ensemble, nous continuerons à faire progresser l’ostéopathie en France.

 

Avec mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année,

Confraternellement,

Philippe Sterlingot, Président du SFDO

Dernière mise à jour : 10/02/2026