1973-2002 : la résistance des ostéopathes aux procès pour exercice illégal de la médecine

 

L’ostéopathie s’est construite, comme c’est malheureusement la règle en France, dans le conflit et la posture plutôt que dans la concertation et la recherche du compromis.

Dès l’apparition des premiers ostéopathes en France dans les années 50, la profession médicale chercha à préserver son monopole et obtint du Gouvernement la publication d’un arrêté lui en réservant la pratique, pourtant exercée de manière marginale par les médecins.

Fort d’une législation favorable, le Syndicat National des Médecins Ostéothérapeutes Français (SNMOF) initia une longue campagne judiciaire contre les ostéopathes non médecins.

L’AFDO missionna alors Claude Durand, avocat troyen aux talents oratoires réputés, pour organiser la défense des ostéopathes incriminés, parfois en groupe dans une même ville, et aller plaider leur cause dans les tribunaux du territoire. Dans le même temps une clause de solidarité incluse dans les statuts de l’AFDO permettait de mutualiser les amendes lorsque les ostéopathes étaient condamnés.

En présentant un front uni face aux actions du SNMOF, les ostéopathes membres de l’AFDO purent résister à la pression médicale et favoriser l’émergence d’une jurisprudence de plus en plus clémente, élément clef de la promulgation en 2002 d’un article législatif reconnaissant l’usage professionnel de l’ostéopathie par d’autres catégories que les médecins.

C’est ainsi que les actions judiciaires du SNMOF ont eu comme effet de favoriser l’émergence d’une conscience collective professionnelle chez les ostéopathes et le vote d’une loi de reconnaissance.

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